• ou le chemin de la justice sociale

    Pour les comptables qui aiment les chiffres, et les autres aussi.

    Avant d’entrer dans le concret, faisons un peu de théorie. C’est quoi, une monnaie ? Pour ce faire, je consulte, comme d’habitude, mon petit ami Robert qui me dit évidement qu’il s’agit d’une pièce. Mais le petit Robert est un peu âgé, et les temps ont évolué, cela fait longtemps que les pièces ont perdu la course contre le papier. Je continue donc à lire et découvre comme deuxième sens, « tout instrument de mesure et de conservation de la valeur, de moyens d’échange des biens. » C’est tout à fait ce qu’il nous fallait : les robins, les nibors et les mads sont des instruments qui permettent de donner une valeur au travail humain social et ils permettent d’autre part de servir de moyen d’échange de biens de proximité et à grande distance.

    Passons maintenant au concret. Et dans ce cas, quoi de plus évident que de prendre comme exemple ce que l’on connaît ? Les miens bien sûr.

    Au niveau des revenus, je peux compter actuellement sur des émoluments de la CNRPC (Caisse Nationale de Rémunération des Politiques Citoyennes) de 0,46 euros par mois et par voix (867 en tout) obtenue lors d’élections passées, soit 400,07 euros. En France, on appelle cela maintenant le RSA. Ce montant est complété par 16,67 euros par mois qui proviennent de la république française à je ne sais plus quel titre. Cela fait 416,74 euros au total. Mon objectif de revenu pour 2009 étant de 2.495 euros nets d’impôts.

    Je bénéficie aujourd’hui, car objectrice de croissance et dissidente du système capitaliste, d’émoluments de conseillère générale citoyenne et de députée française citoyenne. Je n’ai pas de mandat visible puisqu’en raison de la situation du comptage des voix et de la représentation des diversités politiques, je n’ai pas accès aux tribunes, mais 867 françaises et français m’ont donné leur voix pour que je défende leurs points de vue, ce que je fais.

    Je pourrais être mieux payée, mais comme de façon générale le peuple français se moque éperdument des sommes gigantesques que nos députés officiels français et européens engorgent sur la poche des citoyens pour un travail plutôt médiocre, il se moque tout autant que les personnes honnêtes qui font de la politique citoyenne aient des revenus décents.

    Actuellement, je travaille aussi comme chercheuse, comme auteure d’articles, comme gestionnaire de projets et je gagne net de cotisations 10 robins par heure, soit 1400 robins pour 7 heures de travail par jour et 20 jours en novembre. Cela me fait un pouvoir d’achat ou d’économie ou des deux de 1817 eurobins. Pour un revenu digne, l’objectif est atteint. Pour atteindre mes objectifs de revenus, il me manque 678 eurobins. Je peux ajouter 200 robins par mois pour le travail sur une biographie et 165 robins pour de l’interprétariat. Il me manque alors plus que 313 eurobins face à mes objectifs, mais comme je ne cours pas après les robins, pas plus qu’après les euros, j’exige juste mes droits. Donc pour novembre, j’y suis presque arrivée. Parce qu’en plus de mes euros et robins, j’ai encore eu des grains de sel, 180 plus précisément. Comme il n’y a pas de correspondance directe entre euros et grains de sel ou robins et grains de sel, mais que d’autre part on accepte en général qu’une nuitée chez un autre membre d’un SEL soit rémunérée une heure, donc avec la monnaie du SEL de Strasbourg 60 grains de sel, alors on pourrait admettre comme taux de change de 1 robin = 6 grains de sel, ce qui ferait 10 robins pour une nuit chez un particulier solidaire, mais pour l’instant il n’y a pas de pont entre les deux.

    Passons au niveau des dépenses. En euros, je dois payer des charges mensuelles de 66 euros, l’enlèvement des ordures 5,90 euros, la taxe foncière et les frais bancaires me reviennent à 35,50 euros. L’abonnement Internet me revient à 24,90 euros, le téléphone social est environ 10 euros. L’électricité est passée de 14 à 16 euros. L’assurance-accidents, toujours encore chez une assurance capitaliste en Allemagne et me revient à 7,25 euros, la multirisques-habitation est encore chez une banque qui m’ a montré sont mépris pour moi mais qui adore mon argent et me revient à 8,75 euros. La nourriture est depuis deux mois maintenant presque entièrement bio, le montant est variable, mais oscille autour de 125 euros. Je dépense très peu en habits, divers et hygiène n’ayant besoin d’aucun produit de « ravalement de façade » comme l’avait appelé un étudiant allemand à l’époque, de l’ordre de 10 euros par mois. Le fisc m’a coûté 42,34 euros. Pour les extras non prévus, c’est difficile à prévoir, mais la moyenne est actuellement à 27,35 euros. Et j’ai dû rajouter une ligne "investissements" qui se monte à environ 100 euros.

    Passons maintenant aux dépenses solidaires, je verse 20 euros pour une mutuelle de santé autogérée. Je ne verse plus rien aux syndicats, ni aux partis politiques, ils sont menteurs, trompeurs, égoïstes et ne s’intéressent pas au partage ni à l’entraide. Ma carte bancaire me coûte 2,67 euros et elle fait partie de l’économie solidaire, car je la prends à la NEF où je sais qu’il y a moins d’argent sorti en prêts qu’il n’y a d’argent en dépôt pour épargne, un cas unique en France. Une fois par mois, je dépense 7 euros par solidarité avec un étranger chez un petit snack-bar du village. Je verse 6,75 euros de don associatif pour une association sans subventions. Je dépense donc en tout 515 euros par mois, alors que je n’ai que 417 euros de revenus, ce qui signifie que mes investissements ne sont pas financés sur mes revenus mensuels mais sur mon épargne-retraite de mon temps en Allemagne, 1200 euros donc. J’ai donc encore financé les plus riches en puisant dans les poches de ma plus pauvre situation.

    Par ailleurs, comme j’ai beaucoup plus de robins que d’euros, je fais partie de la catégorie de personnes qui peuvent acheter certains produits entièrement en robins. Je vais être invitée en décembre à plusieurs anniversaires et je pourrais ainsi faire des cadeaux en robins. La première fois depuis des lustres que je fais à nouveau des cadeaux.

    Toute personne seule peut faire ces calculs comme moi et mieux gérer ses dépenses. Et si elle vote à gauche, je dirais même que c’est son devoir de le faire. Même en famille, on peut le faire et en faire un jeu pour les enfants en âge de pouvoir réfléchir. La MAIF va tenir une conférence à Strasbourg sur notre relation à l’argent et dans l’invitation, nous étions invités à répondre à trois questions :

    1) Qu’est-ce que vous évoque l’argent ? (images, pensées, jugement de valeur, opinions...)

    L’argent pour moi évoque une arme mortelle qui est responsable de la mort de millions de personnes chaque année. Il permet aux uns de s’enrichir sur le dos des autres acculés à la ruine et la pauvreté. Chaque point de PIB français ou mondial est destructeur du BNB ou BMB (Bien-Être National ou Mondial Brut).

    2) Comment vivez-vous votre rapport à l’argent ? (facile, distant, inexistant, douloureux...)

    Pour moi, j’ai mis l’argent sous contrôle sévère. Aux euros capitalistes et destructeurs de bien-être mondial, j’ai adjoint une monnaie de SEL dès 1998 (je vivais encore en Allemagne) et une monnaie complémentaire de l’euro en 2003. Je vis donc avec 3 monnaies, la plus importante dans ma vie étant le robin.

    3) Comment souhaiteriez-vous améliorer votre rapport à l’argent ? (je vais m’en occuper, je serai moins "obsédé", je vais gérer mon budget...)

    Je m’en suis occupée depuis bien longtemps. Vous pouvez trouver les explications dans les articles suivants.

    Être vraiment anticapitaliste

    L’anticapitalisme en tant que député/e

    Appartement pour femmes en SCI solidaire

    Le social et le robin dans les pays industrialisés

    La redistribution sociale avec le robin

    Certains lecteurs se permettent de me traiter de folle parce qu’ils ne comprennent pas mon travail nécessaire, parce que cela les dépassent totalement. Alors, au lieu d’essayer de comprendre, ils vous lancent des gros mots. S’ils s’y intéressaient, ils auraient vite faits de comprendre, c’est de la pure logique. D’autres traitent le projet de "robin à la con". Ce sont des esclaves du capitalisme qui n’ont pas encore découvert les chaînes à leurs pieds. Les monnaies sociales sont LE remède anti-crise. Mais "Dieu aime tous les crétins", cette expression n’est pas de moi, ils iront donc tout de même au paradis ! Pour ceux qui y croient peut-être.


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  • Une traductrice est payée à la ligne de texte traduit. En France c’est au mot, mais je n’arrive pas à me faire à cette idée ayant fait mes classes dans ce domaine en Allemagne. Un prix correct pour un texte général est de 1 euro pour une ligne de 55 caractères, espaces inclus.

    Supposons que par an, la traductrice traduise 39.000 lignes, fasse donc un chiffre d’affaires de 39.000 euros H.T.

    Depuis 2003, elle participe au réseau du robin et propose ses traductions à 0,80 euro la ligne. Nous supposons que le nombre de lignes traduites reste le même, soit 39.000 lignes. Elle fait donc théoriquement au bout de l’année 2003, un chiffre d’affaires de 31.200 euros.

    Mais sa baisse de tarif à la ligne lui rapporte 30% de lignes en plus, soit 11.700 lignes. Elle traduira donc en réalité l’équivalent de 50.700 lignes à 0,80 euro. Son chiffre d’affaires en euros se monte à 40.560 euros.

    Avant d’entrer dans le système du robin, la traductrice faisait un chiffre d’affaires de 39.000 euros, après elle monte à 40.560 euros, soit une augmentation de 1.560 euros et une augmentation en euros de 4%. L’Etat n’y perd pas non plus, il y gagne même puisque la TVA augmente également de 4%.

    La baisse de 20% de son tarif linéaire lui rapporte en robins, 20% de 50.700 = 10.140 robins. Elle disposera donc de 40.560 euros + 10.140 robins en chiffre d’affaires, soit un total de 50.700 eurobins* et une augmentation de 30% par rapport à la période avant le robin.

    La version présentée dans cet article est la version classique du robin pour les personnes qui sont situées au-dessus de la ligne de partage entre riches et pauvres, à savoir au-delà de 1500 euros nets par mois en Europe.



    *Les eurobins sont des montants composés d’euros et de robins afin de mieux pouvoir visualiser une augmentation de pouvoir d’achat.


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  • En 2009, j’ai participé à l’Université d’été du CADTM Belgique à Namur, plus précisément à La Marlagne, un centre de la communauté française belge. Il y avait des chambres disponibles au centre, mais plus au moment de mon inscription. Je me suis alors dit qu’il y avait sûrement un SEL (Système d’Echanges Locaux) à Namur.

    Une petite recherche sur Internet m’a vite fait découvrir le SEL de Namur. J’ai pris contact avec l’association et ai été orientée vers une personne pouvant m’héberger. Nous avons ainsi pu échanger par courriél et Skype pendant plusieurs jours avant mon voyage à Namur. Et il nous fallait clarifier un point. Le SEL de Strasbourg dont je fais partie rémunère les services en grains de sel et ils sont basés sur la minute, donc une nuit qui est facturée dans les SEL une heure reviendrait à Strasbourg à 60 grains de sel, et trois 180 grains de sel. A Namur, le SEL rémunère les services en bonheurs. On peut gagner un bonheur pour une heure et un demi-bonheur pour une demi-heure. Ce qui ferait donc 3 bonheurs en crédit au SEL de Namur et 180 grains de sel en débit au SEL de Strasbourg. Mais comme les SEL sont des instances locales et que les échanges internationaux ne sont pas possibles, il faudrait sans doute passer par une instance nationale. Mais pour ce faire, il aurait fallu organiser tout cela longtemps à l’avance.

    J’ai donc proposé à mon hôte de le payer en robins. Comme il ne connaissait bien évidemment pas cette monnaie sociale, je lui ai envoyé le diaporama sur le robin, et il était d’accord. Contre le versement de la cotisation annuelle de 5 euros, j’ai ouvert un compte à mon hôte, il a eu droit à 100 robins en cadeau de bienvenus et 180 robins pour les trois nuits, ce qui lui fait maintenant un compte créditeur de 280 robins pour acheter des produits au sein du réseau du robin. Un échange gagnant pour les deux partis.


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  • Le robin étant une monnaie complémentaire de l'euro, il entre en jeu là où la dignité humaine est bafouée, là où les droits consignés dans la constitution française et dans les autres, dans la Déclaration Universelle des Droits des Êtres Humains, ne sont pas reconnus.

    Quand ARTE nous apprend que le monde dépense chaque année 1200 milliards d'euros pour les armes et la guerre, nous pouvons aisément voir où sont les voleurs de dignité, les destructeurs de vie, les esclavagistes des consciences, les assassins d'innocents! Si on se base sur 6,5 milliards d'humains, mais que seulement 5,5 milliards sont les exploités du milliard restant, il ne reste plus qu'à diviser les 1200 milliards d'euros meurtriers par 5,5 milliards, et l'on obtient alors 218 euros par an. Cela permettrait à tous ceux qui vivent de un euro par jour d'accroître leur pouvoir d'achat de 60% rien qu'avec l'argent des armes!

    Afin d'éviter de faire les mêmes erreurs dans le monde du robin que les horreurs perpétrées dans le monde de l'euro, il faut donc limiter l'accumulation et définir des règles.

    Dans un monde socialisé, on a comme règle de fonctionnement, l'entraide, l'égalité et la bienveillance. Donc, peu importe qu'il s'agisse d'une informaticienne du social, d'un traducteur du social ou d'une auxiliaire de vie, l'heure de travail est payée 20 robins bruts et 10 robins nets. Si l'on imagine d'autre part qu'un enfant peut faire du social dès 14 ans, on compte 1 heure par jour jusqu'à l'âge de 24 ans, puis qu'ensuite quelqu'un qui n'a que des revenus du social, avec un salaire en euros et du travail social à côté, le tout pendant 13 heures maximum par jour, et ceci pendant 5 jours par semaine et 48 semaines par an, alors la personne aura atteint à l'âge de 65 ans la somme totale de 130.320 heures de travail, soit des revenus de 1.303.200 robins si elle n'avait jamais accès au premier marché de l'emploi mais resterait pendant toute son activité professionnelle dans le second marché de l'emploi, celui du social.

    Mais comme nous assimilons dorénavant l'euro de plus en plus à de la fausse monnaie, une personne respectable et respectée du Second Gradin de Clare Graves (qui commence avec Jaune sur la Spirale Dynamique) ne pourrait avoir plus de deux fois ce montant total en euros et en robins. Tout le reste est considéré comme du vol légalisé. Je sais que cette idée est insupportable pour les capitalistes qui pensent que tout leur est dû et qu'ils n'ont aucune obligation, mais je ne peux que leur souhaiter de se réveiller et de sortir la tête du sable pour devenir enfin des hommes adultes. De toute façon, pour l'instant, c'est encore pas mal de théorie, car nous n'avons personne qui ait une vie de travail social payé en robins. La période la plus longue jusqu'à présent a atteint la 8e année de rémunération en robins en 2010.

    Le 11 juillet 2010 à 20h37, un certain petit Gaulois de Goscini m'a laissé le commentaire suivant, malheureusement sans adresse pour le contacter.

    "Pardon, je ne comprends pas les 2 derniers paragraphes de votre démonstration. Mais je suis d'accord pour limiter la propriété: propriété de biens meubles ou immeubles. Quant à la propriété intellectuelle, elle doit disparaître car elle est un talent accordé pour le bien-être des vivants.

    Il me semble que nous devrions définir ce qu'est le travail sans faire référence à la rémunération. Qu'appelle-t-on "travailler" ? Si c'est pour maintenir, développer, améliorer dans le temps et l'espace, un mieux-être pour les vivants, oui, c'est du travail, mais il faut respecter les critères de l'espace et du temps et le but poursuivi. Nous devrions de moins en moins travailler car l'être vivant n'est pas né pour être esclave des outils qu'il s'est créé!"

    Afin de comprendre les deux paragraphes, il aurait fallu pouvoir échanger directement. Je fais référence à un monde qui peut exister dans la tête et dans la réalité de celles et ceux qui y participent. Et qui de ce fait existe chez moi. Il a donc d'autres règles et fonctionne autrement que la France. On peut l'appeler Alter-France. Je pourrais donner bien plus d'informations si je pouvais échanger directement au travers de mon adresse courriel.


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  • Le robin est une expérience formidable de transformation so­ciale, et c’est pour cette raison qu’il est si important de dé­montrer à ceux qui pensent que c’est une utopie et que cela ne peut fonctionner qu’il n’en est rien. Le projet lancé en 2003 dispose maintenant de 6 ans d’expérience en ce qui concerne le versement d’un salaire. Et quand on parle de salaire, on parle de cotisations sociales.

    L’association ICEA est l’association porteuse du concept en robins en France depuis 2003. Elle dispose d’un compte en euros et d’un compte en robins. Elle recueille les cotisations sociales sur les salaires (50% au total) et sur les dons (25%) et les reverse aux institutions bénéficiaires qui ne sont, pour l’instant, pas des institutions réelles mais des comptes sur or­dinateur : le Centre des Taxes sur les Revenus (CETARE), la Caisse de Pré­voyance Santé (CAPSA), la Caisse de Pré­voyance Retraite (CAPRE) et la Caisse de Partage avec les Pauvres (CAPPA). Une moi­tié du montant de la CAPPA est réservée aux pauvres en France, une autre pour les partenaires d’ICEA au Sahel. Pour l’ins­tant, les cotisations sociales sont basées sur un salaire et des dons.

    Les taxes du CETARE sont destinées à rémunérer les per­sonnes qui travaillent bénévolement pour le développement du concept du robin. Les cotisations de la CAPSA et de la CAPRE sont destinées à rémunérer des services dans le do­maine du recouvrement de la santé et de l’aide aux personnes âgées ou isolées. Les cotisations de la CAPPA en France sont destinées à des subventions pour salaires pour du travail associatif béné­vole.

    Quand le robin sera reconnu par plus de personnes, ces institutions seront décidées par les membres souverains dans le cadre de la Loi du Plus Faible. Tant que ce n’est pas le cas, nous sommes obligés de travailler ainsi pour démontrer le fonctionnement d’une monnaie complémentaire de l’euro et sa nécessité d’application car le système unipo­laire en place est un système meurtrier qui ne tient nullement compte des besoins élémentaires des populations locales ou mondiales.

    Du côté du pouvoir d’achat d’une personne au RMI, cette étude permet de démontrer qu’une telle personne qui fait un travail utile peut faire passer son pouvoir d’achat de 394,16 euros à l’équivalent de 1.740 euros par exemple pour le mois de janvier 2009, soit une augmentation de 441% ou 4,41 fois plus. Pour les personnes en contrat aidé qui travaillent à mi-temps, elles peuvent être salariées en robins pour le reste de leur temps qu’elles consacrent à des activités "bénévoles" utiles dans le domaine social, caritatif, humanitaire et écolo­gique, jusqu’à concurrence de 35 heures par semaine pour l'ensemble.

    En raison de l’expérimentation depuis 6 ans de cette monnaie complémentaire, des dizaines de milliers de cotisations so­ciales sont disponibles pour redistribution. Et tous les salaires versés par la suite en robins en produiront de nouvelles.



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